Langues étrangères : quelles différences entre le niveau réel de vos salariés et le niveau requis en entreprise ?

Langues étrangères en entreprises : comment réduire l'écart entre niveau réel et niveau requis des employés ?

 

La fameuse relation entre les Français et les langues étrangères est une histoire d’amour contrariée et souvent peu réciproque ! 

Les Français, nuls en langues étrangères ? 

Évidemment la faute aux profs qui ne savent pas s’y prendre ; aux élèves pas assez courageux pour apprendre vocabulaire, déclinaisons ou conjugaisons ; évidemment la faute aux programmes si peu adaptés à la vie réelle ; au destin, pour nous Français, si attachés à notre langue moliéresque, que nous n’avons pas les gènes pour apprendre une autre langue… Tout cela fait de nous des touristes qui continuent de parler français à l’étranger et des salariés qui font croire en leurs talents linguistiques ou tentent de se cacher subtilement pour fuir toute situation compromettante.

Un cliché, mais pas tant que ça… 

Conséquence : la France n’est pas juste « à la traîne » dans sa maîtrise de l’anglais professionnel, elle est dernière, sur 29 pays européens, ce qui a un impact négatif direct sur le commerce international, selon le Harvard Business Review.

Ce tableau volontairement et ironiquement noirci est à nuancer bien entendu et a surtout pour objectif de pointer du doigt un constat : il y a un décalage entre le niveau des salariés et ce que les entreprises exigent. En réalité, quel est ce niveau et quelles sont les exigences ? 

Les employés et le stress des mauvais élèves

Les salariés qui ne maîtrisent pas une langue étrangère dans un cadre professionnel se retrouveront inévitablement, à un moment ou un autre, dans une situation délicate. Et dans cette situation, ils auront tendance à se comporter comme l’élève que nous avons tous connu, qui rougit quand on l’interroge et tente de se cacher sous le bureau. Ces salariés sont beaucoup plus nombreux que les bons élèves, au premier rang, qui lèvent le doigt pour donner la réponse (poursuivons ici le cliché…).

De façon très concrète, alors que 8 salariés sur 10 estiment que l’anglais est important, voire essentiel au travail, seulement 2 sur 10 osent parler anglais aisément dans le cadre professionnel. L’autre décalage est là : les salariés ont conscience des exigences du monde du travail, tout autant que de leurs propres lacunes. La plupart des employés n’osent pas parler une langue et c’est principalement parce qu’ils ne la pratiquent jamais, ou en tout cas, pas assez ! Le manque de confiance s’entretient et crée des blocages. 

L’internationalisation des échanges n’est pas nouvelle et va en s’accentuant. Il sera donc de plus en plus demandé aux employés de maîtriser au moins une langue étrangère. Il suffit d’aller se promener sur les sites dédiés à l’emploi pour se rendre compte que la majorité des offres requièrent le plus souvent l’anglais comme deuxième langue. 

Des employeurs exigeants 

Des employeurs exigeants

L’univers (impitoyable ?) de l’entreprise a ses exigences : les salariés doivent pouvoir communiquer aisément dans une ou plusieurs langues. Généralement, l’anglais est le minimum attendu. Et ce, peu importe le secteur d’activité. Les échanges avec l’international sont devenus si fréquents que sans l’anglais, survivre économiquement devient impossible pour une entreprise. Il faut en effet cesser de croire que la maîtrise d’une langue étrangère est attendue uniquement chez les personnes qui travaillent dans le commerce international. De plus en plus d’employés sont concernés et les entreprises ont des attentes qui ont évolué depuis quelques années pour faire face aux évolutions du marché.

Ainsi, les compétences linguistiques attendues sont variées, mais précises, car elles doivent être exploitées au quotidien :

  • Il s’agit alors de comprendre et se faire comprendre, que ce soit dans le cadre d’un échange oral ou dans la lecture / écriture de documents techniques. 
  • Maîtriser grammaire, vocabulaire et syntaxe devient essentiel. 
  • La dimension culturelle ou contextuelle peut intervenir de surcroît : on ne peut pas agir / réagir de la même façon avec un Américain ou un Indonésien, au restaurant ou lors d’une réunion. 

Vous l’aurez compris, la connaissance de la langue va de pair avec la gestion de situations variées.

Des solutions efficaces et accessibles

Pour combler ces écarts, des solutions existent. 

Certes il y a celles liées à l’enseignement des langues dans le cadre scolaire. Les programmes évoluent et les examens aussi. Toutefois, les entreprises doivent davantage regarder dans la direction de la formation, continue ou non. 

D’une part, des formations sont accessibles pour les salariés de façon autonome ; c’est alors l’employé qui décide de se former. D’autre part, il existe nombre de formations collectives pour améliorer les compétences des salariés ; c’est alors l’employeur qui sollicite un organisme de formation.

Voici un exemple concret, éclairant et représentatif d’une réalité que j’ai récemment vécue par hasard. La scène est pour le moins cocasse, car française, et serait insignifiante ailleurs sans doute. Situons : un open-space, des salariés aux statuts divers, une atmosphère détendue et le téléphone sonne. À l’autre bout du fil qui n’existe plus, un collaborateur parle anglais. L’interlocuteur français lui répond : l’échange se poursuit, la discussion devient technique, la conversation est fluide. Un appel professionnel, comme il en existe beaucoup. Le plus étonnant est ce qu’il se passe au second plan : les salariés se sont concentrés autour du téléphone, tous admiratifs du niveau d’anglais de leur collaboratrice. 

Sur les 8 salariés dans ce bureau, une seule semble à l’aise avec l’anglais. Et rien ne sera fait dans l’immédiat, malgré cette anecdote significative, pour gommer cela.

Que peut-on retenir ?

N’importe quelle situation, même a priori anodine, peut et doit inciter à agir. Ne laissons pas la majorité des salariés d’une entreprise dans l’ombre et donnons-leur les moyens d’agir. Il n’y a pas d’âge pour apprendre, il ne faut pas se résigner et comprendre que la maîtrise d’une ou de plusieurs autres langues ne peut qu’apporter du positif. La communication avec l’extérieur sera évidemment améliorée, mais la confiance en soi de chaque salarié également. 

Pour cela, des formations existent. Il faut toutefois prendre le temps de choisir celle qui sera la plus adaptée aux niveaux et besoins des salariés, en ciblant au préalable les compétences vraiment utiles au quotidien. Manque de pratique, confiance en berne, contexte professionnel complexe : voilà 3 difficultés que la formation peut vous aider à contourner !

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Article rédigé par Les rédacteurs GlobalExam

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